12/05/2018

La science-fiction

Vous pensez que la science fiction ne se résume qu'à des vaisseaux spatiaux, des extraterrestres gluants et des pistolets lasers ? Vous en avez marre des Star Wars et des 2001 l'Odyssée de l'espace ? Vous voulez ouvrir vos horizons cinématographiques et ainsi briller en société lorsqu'on vous demande quel est votre film de science-fiction préféré ? Je vous propose donc de découvrir ou redécouvrir 3 films de science-fiction « oubliés » du grand public.

Vous pensez que la science fiction ne se résume qu'à des vaisseaux spatiaux, des extraterrestres gluants et des pistolets lasers ?

Vous en avez marre des Star Wars et des 2001 l'Odyssée de l'espace ?

Vous voulez ouvrir vos horizons cinématographiques et ainsi briller en société lorsqu'on vous demande quel est votre film de science-fiction préféré ?

Je vous propose donc de découvrir ou redécouvrir 3 films de science-fiction « oubliés » du grand public.

Tout d'abord, vous vous demandez peut être ce qui se cache derrière le terme de science-fiction ? Ou bien, ce qui détermine et différencie ces œuvres dites de science-fiction ? 

Petit point rafraîchissement des idées :

Le genre de la science-fiction (SF pour les intimes) se déroule dans un monde imaginaire et futuriste dans un avenir plus ou moins lointain. Ce monde imaginaire est souvent dystopique (une dystopie est selon notre cher dictionnaire Larousse, une société imaginaire régie par un pouvoir totalitaire ou une idéologie néfaste, telle que le conçoit un auteur donné ; en gros, c'est une société pourrie). La SF a, la plupart du temps, un rôle de mise en garde pour notre société. En effet, dans les films de science-fiction, un élément scientifique ou technologique est exploité et amplifié afin d'appréhender ses dérives. Flippant ! La SF nous renseigne donc sur notre propre société à travers des récits fictionnels…. Ingénieux !

Rentrons maintenant dans le vif du sujet et commençons notre petite balade cinématographique dans le monde de la science et des technologies futuristes.

The Wild Blue Yonder est un film réalisé par Werner Herzog en 2006. C'est un docu-fiction, c'est-à-dire, un film qui raconte une fiction sous la forme d'un documentaire.

Synopsis : Un extraterrestre raconte l'histoire de sa planète, qui est, au moment de la narration, entrée en période glaciaire. Il est venu, lui et ses compatriotes extraterrestres, visiter la terre et s'y installer, si intégrer. En parallèle, une mission spatiale se déroule. Un groupe d'astronautes humains doivent trouver une planète hospitalière pour le reste de la communauté humaine car la Terre est devenue inhabitable pour des raisons inconnues. Il s'avère que la planète qu'il trouve est celle de l'extraterrestre.

Herzog utilise deux sources d'images d'archives pour construire son film : des images de missions américaines astronomiques de la NASA et des séquences documentaires sous-marines de l'océan atlantique ; qu'il intègre à la narration.

Ce film, est selon moi et c'est pourquoi j'ai décidé de vous en parler, un hymne cinématographique poétique constitué d'images d'archives qui deviennent quasiment des séquences expérimentales contemplatives tant elles sont belles et sublimées par une bande son hypnotique et enivrante. C'est un balai d'images et de sons qui ravira tous les amateurs de beaux moments cinématographiques.

Attention : The Wild Blue Yonder est un film contemplatif à rythme lent. Donc si tu aimes la vitesse, l'action ou les courses poursuites intergalactiques, tu es averti, tu risque peut être de trouver le temps long.

C'est pas tout, ce film te demande, toi spectateur, un travail imaginatif, tu dois être actif face à cet ovni cinématographique. En effet, il n'y a pas de décors, de costumes ou de maquillage. Il faut donc que tu fasse appel à ton imagination pour combler ces manques et que tu fournisses un effort pour « rentrer » dans le film. Ne t'inquiète pas je suis sur que tu y arriveras très bien.

Un petit conseil : essaye de te mettre dans de bonnes conditions pour regarder ce film (avoir eu une bonne dose de sommeil, être prêt à faire marcher tes méninges...) . En gros, il vaut mieux éviter de le regarder un peu pompette en rentrant de soirée.

Je vais dès-à-présent vous parler d'H2G2, le guide du voyageur galactique. C'est un film réalisé en 2005 par Garth Jennings et adapté du livre Le guide du voyageur galactique écrit par Douglas Adams et publié en 1979, qui est lui-même une adaptation d'une série radiophonique britannique de même nom de Douglas Adams. Autant vous dire que l'univers développé par Adam Douglas et ensuite par Garth Jennings est devenu culte au fil des années dans la culture geek et pour les amateurs et fans de sciences-fiction.

Quelques mots pour vous résumer l'histoire : le film commence un quart d'heure avant la destruction de la terre par les Vogons, une race d'aliens pas très commode. Arthur Dent est sauvé in extremis par son ami Ford Perfect, un extraterrestre humanoïde qui fait de l'auto-stop dans la galaxie. Arthur et Ford se retrouvent dans le vaisseau spatial, Cœur en Or, du président et escroc intergalactique Zaphod Beeblebrox accompagné de l'unique survivante terrestre, au même titre qu'Arthur, Tricia MacMillan. Ils vont tous partir à la recherche de la réponse de la grande question sur la vie, l'univers et le reste.

En gros, si tu veux pas te prendre le chou avec des théories physico-temporelles à la Interstellar et passer un bon moment devant un film parodique qui reprend les codes de la science-fiction pour les détourner et te faire marrer, ce film est fait pour toi.

Tous les icônes de la SF sont présents : les différentes races extraterrestres (que l'on retrouve, par exemple, dans Le 5ème Élément), le robots ordinateur de bord (développé dans 2001, l'Odyssée de l'espace) les théories temporelles (Insterstellar), la quête intergalactique... Mais rien n'a de sens. Jennings s'amuse à bousculer le sérieux de la SF. Il nous fait part de scènes montées comme un série de sketch tout au long du film. Certains diront que la recherche de l'humour prime sur la mise en scène, qui en pâti légèrement. Effectivement, tu ne seras pas devant un bijou de cinéma mais tu te fendras la poire. Il faut prendre ce film à la déconnade même si tu n'es pas à l'abri de quelques petites trouvailles cinématographiques. Grâce à son ton humoristique et à ses clin d’œil à l'univers SF, H2G2 est devenu culte dans la culture geek. Presse toi donc de le découvrir.

Petit conseil d'utilisation : à voir avec les copains, de la pizza et de la bière.

Pour terminer, j'ai sélectionné un film de science-fiction français. Il est vrai qu'aujourd'hui le cinéma de genre français est souvent sous-représenté du fait de la difficulté pour les réalisateurs français à trouver des financements pour ces films de genre. Or, il existe tout de même de très grands films français de SF, même si on a tendance à les oublier au profit des blockbusters hollywoodiens.

Je vais donc vous parler de La planète sauvage de René Laloux et Roland Topor sorti en 1973 et inspiré du livre de Stephan Wul, Oms en série, écrit en 1957 . Ce film est à l'antipode de ce qu'on peut imaginer quand on pense à la sciences-fiction au cinéma étant donné que c'est un film français d'animation.

Synopsis : Le film s'ouvre sur une femme qui court, son enfant dans les bras. Elle est très vite rattrapée par une main bleue géante qui la soulève et joue avec jusqu'à la tuer par accident. L'enfant est alors recueilli par la créature bleue qui s'avère être un enfant extraterrestre de l'espèce des Draags vivant sur la planète Ygam. Sur cette planète, les humains, appelés les Oms, sont réduits à l'état d'animaux de compagnie pour les Draags. Nous suivons donc la vie de cet Oms qui finira par se rebeller contre l'ordre établi.

Tout d'abord, si tu es amateur de bijou d'animation, tu es servi, c'est un chef d’œuvre esthétique. Les dessins sont très beaux, la bande son composé par Alain Goraguer est un hymne psyché avant-gardiste tout à fait enivrant et strident. Ainsi, tu seras entraîné dans un voyage animé psychédélique, magique et envoûtant avec une atmosphère à la lisière entre l'horrifique et le poétique.

De plus, si tu aime les voyages en planètes hostiles peuplées de créatures plus imaginatives et effrayantes les unes que les autres, tu seras comblé.

En résumé, La Planète Sauvage est un bijoux d'imagination qui touche des questionnements universels encore d’actualité aujourd'hui : l'écologie, le vivre-ensemble, les différences, l'importance de la connaissance...

Conseil d'utilisation : à voir avec ou sans consommation de psychotropes

Pour conclure et ce sera le mot de la fin : regarde des films.

Par Valentine Gaffiot