24/04/2018

Chronique Netflixienne - Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est une série de romans connue grâce à son créateur Daniel Handler (aka Lemony Snicket) qui a écrit 13 ouvrages publiés de 2002 à 2007 en France chez Nathan.

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est une série de romans connue grâce à son créateur Daniel Handler (aka Lemony Snicket) qui a écrit 13 ouvrages publiés de 2002 à 2007 en France chez Nathan. Ses romans sont adressés aux jeunes lecteurs. La série s’est fait connaître par son univers porté sur l’humour noir, avec un narrateur méta-fictif Lemony Snicket mais également pour sa narration pessimiste à souhait. Nous connaissons tous les romans ou alors le film de Brad Silberling sorti en 2004 avec pour acteur principal Jim Carrey (Comte Olaf) mais aussi Emily Browning (Violette Baudelaire) et Meryl Streep (Tante Agrippine ou Joséphine dans certaines versions). La série est mise en projet en 2015 et diffusée sur Netflix en janvier 2017. Elle est réalisée par Mark Hudis et Barry Sonnenfeld. C’est de cette dernière dont je vais vous parler.

~ Le Pitch ~

L’histoire se passe dans un temps et un lieu inconnus, car cela ne servirait en rien au récit. Et surtout, que cela n’est pas indiqué ni expliqué dans la série. Nous entrons dans la vie de Violette, Klaus et Prunille, les trois futurs orphelins Baudelaire. Ils sont tous particuliers avec des capacités propres à leurs personnalités. Ils deviennent orphelins à la suite d’un incendie dans leur domaine familial. Par la suite, les enfants ainsi que l’héritage qui les accompagne sont légués au comte Olaf. Le comte Olaf, homme vile et foncièrement mauvais cherche par tous les moyens à les dépouiller de cet héritage, en passant par le travestissement, le meurtre ou encore la comédie.

~ Qu’est-ce qu’on à avec cette série original Netflix ? ~

Nous avons un horrible format de 8 à 10 épisodes, en fonction des saisons, tous aussi déchirantes et remplies de tristesse pour ces enfants. Chaque épisode dure de 50 minutes à 1 heure de supplice. Cette série est adaptée de la saga (13 romans) de Lemony Snicket alias Daniel Handler qui est à la fois le narrateur de la série mais aussi l’auteur de la saga (je sais c’est complexe mais Wikipédia sera votre ami). La série aura trois saisons (la troisième saison sera la dernière avec 7 épisodes) produites et diffusées sur Netflix. Pour finir, Daniel Handler est aussi le scénariste de la série.

~ Mais pourquoi vous parler de cette série ? ~

Tout d’abord, cette série est l’histoire d’un conte macabre. Nous allons très vite avoir une recette parfaite : des décors superbes avec des couleurs pastels et totalement décalées, mais aussi un univers riche et axé sur un mélange des années 60 / 80 qui nous mijotent un résultat des plus exquis.

Les acteurs sont piteusement excellents et vous avez une franchise ainsi qu’une personnalité qui se démarque de beaucoup d’autres séries. Malina Weissman (Violette Baudelaire) et Louis Hynes (Klaus Baudelaire) sont d’une exactitude horripilante. Il faut savoir que les enfants Baudelaire sont les seuls à voir les « mauvais cotés » (si seulement cela était descriptible) du Comte Olaf. De ce fait, les autres « adultes » (qui sont finalement beaucoup moins adultes que les Baudelaires) ne comprennent pas leur effroi face au Comte Olaf. Pour continuer, Niel Patrick Harris (Comte Olaf) joue un homme vile et meurtrier à un perfection presque déstabilisante. Tandis que les acteurs s’expriment dans une prestation plus que satisfaisante, l’histoire est, quant à elle très riche et pleine de rebondissements narratifs subtilement exploités. A la place d’une histoire à la Disney ou autre conte populaire, nous avons cette horrifique histoire des malheureux enfants Baudelaire. Ils devront à leur âge échapper à la mort, au chantage, aux cadavres mais aussi à l’impuissance qui est, leur plus grande frustration dans la série.

Le maquillage est un autre élément que je voulais aborder. Il est en parfaite corrélation avec les thématiques et avec l’univers. L’équipe maquillage est supervisée par Bree-Anna Lehto, connue pour avoir travaillé sur Colossal (2016, film que je conseille fortement avec Anne Hataway sur les Kaiju) mais aussi sur la série Légion (2017). Le maquillage est très important dans la série car le credo du Comte Olaf c’est le déguisement et la tromperie.

Tout ceci nous amène aux costumes, qui, quand à eux, sont originaux et tout en adéquation avec les thèmes. D’ailleurs, ils sont d’autant plus impressionnants dans la seconde saison car en harmonie avec les différentes péripéties que les orphelins vont traverser au court de la saison.

Pour finir, la musique est le dernier point que j’aborderai avec passion. Le son ainsi que la BO du film sont subtilement travaillés. C’est très simple, rien qu’en écoutant le générique, vous comprennez que la comédie musicale mais aussi les musiques sombres et peu accueillantes seront présentes. Tout ceci crée une atmosphère des plus remarquables.

La série est à regarder avec beaucoup de second degré et d’imagination et c’est une très bonne adaptation du format littéraire.

La saison 1 & 2 sont disponibles sur Netflix !

Par Joséphine Deroy