20/04/2018

The Upside down : L’enfance au centre de l’intrigue (2e partie)

Dans Stranger Things c’est par l’imagination et leur monde inventé que Lucas, Dustin et Mike vont pouvoir aider à résoudre l’énigme du monde à l’envers.

Le regard des enfants, le dénouement de l'intrigue

Dans Stranger Things c’est par l’imagination et leur monde inventé que Lucas, Dustin et Mike vont pouvoir aider à résoudre l’énigme du monde à l’envers. Les enfants vont être pris au sérieux au fur et à mesure des épisodes par Joyce Byers et Jim Hopper. Pourtant, dans l’épisode 1 de la saison 1, Jim Hopper, semble renier touted choses fantaisistes et en lien avec l’enfance. Il vient interroger les copains de Will au collège pour avoir des informations sur sa disparition. Mike avoue qu’il a pris la route de Mirkwood. Ils ont inventé le nom de cette route en s’inspirant du film et du livre Le Hobbit. Jim Hopper semble désemparé et demande son vrai nom. Dans la suite de l’interrogatoire il leur dit qu’ils ne sont pas dans Le Seigneur des anneaux, et leur interdit de faire des recherches seuls. Ici, il évite tout sujet foncièrement enfantin et fictif pour se concentrer uniquement sur des éléments rigoureux et véridiques. Il méprise leurs centres d’intérêt pourtant, dans le dénouement de l’histoire c’est le regard fantaisiste des enfants qui est au centre de l’intrigue. C’est à travers leur partie de jeu Donjons et Dragons qu’est prononcé pour la première fois le nom « Demogorgon ». Il n’y a plus seulement le point de vue des adultes. Les enfants peuvent être pris au sérieux, et ne sont plus seulement des freins à l’histoire par leurs idées illusoires. Ils sont matures et sérieux mais gardent tout de même leur âme d’enfant, car c’est à travers cette dernière qu’ils vont être utiles et indispensables pour l’enquête. Dans le personnage de Eleven il y a bien ces deux dimensions. Elle est montrée à l’image comme mature et appréhende toujours la suite des évènements mais elle reste belle et est bien une enfant dans un monde d’adulte qui lui veut du mal.

Pareillement dans Le Voyage de chihiro, l’héroïne comporte en elle ces deux caractéristiques, maturité et regard neuf sur le monde. Lors de son déménagement, la famille s’engage sur une mauvaise route et se retrouve à l’entrée d’un parc de loisir abandonné. Les parents curieux, entreprenne de le visiter, tandis que Chihiro méfiante refuse dans un premier temps. Quelques minutes plus tard, les parents, sans se poser de question, dégustent un festin présenté dans le parc fantôme. Encore une fois Chihiro, inquiète refuse, c’est elle qui prend la charge de réfléchir à ce qui est crédible ou anormal. Ainsi les parents se retrouvent piégés par un sortilège. Les rôles sont alors inversés entre parents et enfant : Chirico est réfléchie alors que ses parents sont crédules.

Contrairement aux autres adultes, les personnages de Jim et Joyce dans Stranger Things sont adjuvants et se lient aux enfants pour résoudre l’enquête. La confiance envers eux se développe au fil des épisodes jusqu’à ce que leurs deux enquêtes s’associent. Ce sont principalement les deux seuls adultes que nous voyons évoluer dans la série. Ainsi, ce sont les seul dont la pensée va progresser, surtout pour le personnage de Jim, flic médiocre, qui boit pour oublier son passé. Il deviendra par la suite un réel atout pour Joyce et les enfants. L’intuition maternelle de la mère de Will et le passé du shérif créent un lien avec les plus jeunes et leur permettent une réelle confiance. Les enfants sont entendus, et servent à l’histoire. Ainsi ils sont traités comme des personnes à part entière, et sont capables de se débrouiller comme les adultes.

Par Elia Coulon