18/04/2018

Chronique Netflixienne - Altered Carbon

Aujourd’hui, il m’en vient de vous parler d’une récente série Netflixienne qui m’a énormément fait voyager au travers d’un univers tumultueux : Altered carbon.

Aujourd’hui, il m’en vient de vous parler d’une récente série Netflixienne qui m’a énormément fait voyager au travers d’un univers tumultueux.

Altered Carbon est une série aux origines lointaines mêlant univers à la Philip K. Dick, ainsi que notre très cher R. Zmeckis et sa trilogie Retour vers le Futur mais également le coté lugubre et sombre de Black Mirror, cette série So 2010.

Comment cela So 2010 ? Je m’explique en quelques mots. Depuis 2010 les séries s’émancipent et prennent de l’ampleur. Par exemple Game of Thrones que je ne présenterai plus (merci Google) Breaking Bad, etc. Ces séries s’émancipent sexuellement, philosophiquement, moralement et surtout touchent des univers très appréciables depuis 2010.

Et que la science-fiction en fait partie !!

Effectivement, depuis les années 80 et notre très cher Spileberg, la science-fiction s’est popularisée et surtout modernisée grâce à l’évolution des effets spéciaux.

Altered Carbon est un ensemble de ces univers, voitures volantes et totalement contrôlées par des machines, l’importance des soins évolutifs (cicatrisation instantanée...) tous les sujets « phares » de la science-fiction y sont réunis et surtout l'un d'entre eux qui est essentiel, celui de l’immortalité.

Parlons un peu des origines d’Altered Carbon, cette série produite par Netflix est sortie en février sur la plateforme. Nous devons cette œuvre à Richar K. Morgan, écrivain de l’univers éponyme et à Laeta Kalogridis, créatrice de la série.

~ Le Pitch ~

Nous sommes dans un monde futuriste ou l’homme a créé l’immortalité via des « piles » implantées qui récupèrent, en quelque sorte, la conscience, les souvenirs etc de l’être humain. De plus, certaines IA évoluent et développent leur propre humanité. Dans ce monde dystopique ou utopique pour certains, un protagoniste Takeshi Kovacs, un ancien dit «Diplo» forme de rebelle contre le système, renaît 250 ans après une mort violente. Ce dernier est appelé pour résoudre le meurtre d’un homme considéré comme un Dieu (surtout avec beaucoup d’argent) sans autre alternative possible. Cependant plusieurs complications viendrons à sa rencontre mais Kovacs était- il l’homme le plus sage à faire renaître ?

~ Qu’est-ce qu’on à avec cette série original Netflix ? ~

On a une série de 10 épisodes entre 45 minutes et 60 minutes pour certains. C'est une série avec un format court qui entre dans cette mode très appréciée des série dite raccourcie et qui produit une meilleur qualité (fait avéré depuis les années 2010). Pourtant, ce format de 10 épisodes est compensé par des épisodes long et surtout très énergique, avec beaucoup d’action et où le scénario avance grandement sans trop stagner (c’est en grande partie pour cela que le format court est apprécié).

~ Mais pourquoi vous parler de cette série ? ~

Je viens de finir de la regarder à l’instant où j’écris cet article et je n’ai pu m’en empêcher. C’est une véritable coup de cœur pour ma part. La série se passe dans le futur. Quelle année ? Cela n’a pas d’importance, le futur est là et mon Dieu il n’est ni très positif ni négatif. L’idée qui m’a premièrement donné envie de regarder cette série, c’est l’immortalité donnée aux hommes. Qu’est-ce que cela pourrait engendrer ? Justement, l’homme ne connaît plus le deuil, la vie, la mort, l’essence même de la croyance et de son humanité. Il perd tout dans cette immortalité. D’autre part, nous avons un personnage antipathique à souhait avec l’envie de rien mais qui va quand même être au final sentimental, voir très sentimental, attachant et surtout séduisant (si si c’est important). Takeshi Kovacs sera le protagoniste parfait pour cette série futuriste, et tous ses acolytes le seront aussi et partageront l’écran avec panache. Tous mais vraiment tous les acteurs son géniaux !!

La réalisation aborde de façon neuve quelque chose qui a toujours été étudié dans les réalisations de science-fiction. Couleurs néons, bleutées voire dans les tons violet, un univers assez encombré dans le cadre, des personnages tout le temps en mouvement et surtout des plans dans des villes surpeuplées et une abondance de bruit en opposition avec les intérieurs calmes et plutôt aseptisés.

La colorimétrie de la série qui est à la fois traditionnelle mais aussi atypique car on a des effets de flou « comme drogué », une caméra exploitée presque dans la totalité des plans et surtout des mouvements chorégraphiés dans des scènes de combats qui sont superbes visuellement.

D’ailleurs parlons des scènes de combat. Alors je préviens, il n'y en a pas énormément, mais qu’en il y en a, mon Dieu cela envoi quelque chose de bien costaud ! Les chorégraphies sont étudiées et font énormément référence aux chorégraphies nippon mélangées avec de la boxe américaine, voire française. J’ai beaucoup apprécié ce mélange d’art de combat, qui donne une esthétique atypique et satisfaisante.

L’univers quand à lui est impressionnant, visuellement c’est bluffant et très appréciable, même si les effets spéciaux sont continuellement présents, il y a quelque chose de fin et d’étudié pour ne pas trop en abuser ou l’exploiter. D’autant plus que l’univers est riche, peut-être trop riche, car le seul inconvénient que je vois à cette série est que les définitions et les abréviations sont trop mais vraiment trop nombreuses. L’univers est d’une richesse qui nous perd quelque fois (mais ne vous inquiétez pas il nous rattrape très vite). C’est une série dans la lignée du monde de la S-F que le septième art a créé, que ce soit dans ses bases fondamentale ou sur une question existentielle que tout homme se pose, Qu’est-ce que je ferais si j’étais immortel ?

Pour finir, la série est surtout à voir parce R. K Morgan a créé quelque chose de très dense que L. Kalogridis met en valeur dans sa perfection.

Merci à eux et à l’équipe de la série pour cette nouvelle œuvre que j’ai accueillie avec énormément de plaisir.

Bon visionnage ! A oui à la fin, le personnage part vivre dans une forêt avec des nains ! SPOIL !

PS : Mention particulière pour le générique qui est juste sublime.

La série se trouve ici.

 

Par Joséphine Deroy