18/04/2018

SKAM et 3%

Dans le monde des séries tout le monde connait les anglophones Desperate Housewives, Prison Break ou NCIS mais il en existe bien d’autres de part le monde, qui se démarquent par leur créativité nouvelle et ambitieuse. Pour découvrir ces œuvres peu connues, je vais prendre deux exemples : SKAM, série norvégienne produite par NRK P3 de Julie Andem et 3% d’origine brésilienne produite par Netflix de Pedro Aguilera.

Dans le monde des séries tout le monde connait les anglophones Desperate Housewives, Prison Break ou NCIS mais il en existe bien d’autres de part le monde, qui se démarquent par leur créativité nouvelle et ambitieuse. Pour découvrir ces œuvres peu connues, je vais prendre deux exemples : SKAM, série norvégienne produite par NRK P3 de Julie Andem et 3% d’origine brésilienne produite par Netflix de Pedro Aguilera.

SKAM est l’histoire de jeunes lycéens à Oslo qui traite de plusieurs sujets sociaux. La particularité de cette série est tout d’abord sa localisation, là où on a l’habitude voir Londres ou New-York on découvre Oslo qui nous est peu familière sur nos écrans. De plus sa spécificité se retrouve dans sa manière de diffuser les épisodes : nous pouvions les trouver en libre-service sur un site norvégien qui diffusait des bouts d’épisodes chaque jour de la semaine pour que le vendredi l’épisode complet soit diffusé à la télévision. Sur cette plateforme étaient partagées des conversations de messages échangés entre les personnages de la série entre l’épisode mais le transmédia ne s’arrête pas là. Les créateurs de la série ont voulu toucher encore plus de monde avec la création de comptes instagram à l’effigie des personnages pour les faire exister autrement qu’à travers les épisodes.

Il existe 4 saisons et chacune se focalise sur un personnage en particulier. Dans la première nous retrouvons Eva Mohn qui rentre au lycée accompagnée de son petit ami Jonas et de son meilleur ami Isak. Cette saison présente le cadre spatio-temporel ainsi que les personnages que l’on va suivre pendant quatre saisons. La seconde est un peu sur la même lignée que la première avec l’amie d’Eva : Noora qui tombe amoureuse pour la première fois.

Mais mon coup de cœur est pour la troisième saison qui aborde un autre angle que les déboires amoureux de jeunes lycéennes hétérosexuelles. En effet dans cette saison, on suit Isak qui se découvre homosexuel et rencontre Even avec qui il va vivre une relation. Il doit faire face à ses amis, sa famille et la peur de ne pas être accepté. Ces quelques épisodes sur le sujet résonnent

en toutes personnes ayant été face à cette situation, la situation ne pas se sentir compris, ne pas être dans la norme. En plus de la problématique de l’homosexualité se rajoute des problèmes psychiatriques mis en avant, je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir la série...

Puis il y a la dernière saison qui est centré sur Sana qui est musulmane. Cette saison est consacrée à sa foi et le questionnement sur celle-ci.

Cette série apporte un nouveau regard sur la jeunesse et les déboires adolescents. Etant terminée il ne vous reste plus qu’à binge watching !

3% quant à elle, est une représentation de la société dystopique avec une séparation entre deux lieux comme l’indique l’introduction de la série « Le monde est divisé en deux côtés. L’abondance et le dénuement. Entre les deux, il y a le processus de sélection. A l’âge de 20ans chacun a une unique chance. Les élus ne reviennent jamais, ils représentent les 3%. ». Cette série est caractérisée par une première saison qui laisse planer le mystère sur l’autre rive en concentrant ses 8 épisodes sur les différentes épreuves qui permettent de faire partie des 3%. L’originalité de ce programme, autre que son scénario novateur, est la construction des personnages qui sont représentatifs de l’être humain « normal » en s’éloignant du héros qui privilégie les autres par rapport à son bonheur. Ici, les personnages que l’on suit veulent tous faire partie des 3% coute que coute.

L’esthétique très épurée, comme on le retrouve souvent dans les histoires futuristes, est contrastée par ses personnages qui se démarquent par des t-shirt de couleurs. Cependant, on peut soulever une critique face à la représentation des personnages : ils sont tous minces avec des visages harmonieux : ils rentrent dans les standards de beauté occidentaux sans contestation.

La saison 2 sortant le 27 avril 2018, j’espère un peu plus de diversité physique tout en gardant la ligne directrice du scénario qui, à mon sens, est très prometteuse.

Par Chloé Philippe